École Sainte Jeanne d'Arc Chatillon-en-Vendelais

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Historique

L'école
Avant 1920, il n’y avait pas d’école libre sur la paroisse de Châtillon. Depuis plusieurs années, Mr et Mme Charil des Mazures désiraient la doter d’une école libre de filles, mais le Recteur, Mr l’Abbé Désert qui avait fait restaurer son église se trouvait trop âgé pour entreprendre une nouvelle construction. C’est son successeur, Mr l’Abbé Fouré, arrivé au début de 1919 qui, encouragé et soutenu financièrement par Mr et Mme Charil, aidé de ses paroissiens, entreprit immédiatement la construction d’une école de filles avec pensionnat. Sachez que ces deux recteurs de Châtillon sont inhumés sous la nef centrale de notre église. Beaucoup de familles la désiraient, en particulier celles qui, pour donner à leurs filles une éducation chrétienne, les mettaient en pension dans les écoles libres des paroisses environnantes. N’oublions pas qu’à cette époque là, les enfants se rendaient à l’école à pied et chaussés de sabots à « maillettes » et de galoches. Les travaux allèrent bon train et étaient suivis par Mr François Legeay, qui avait également réalisé les travaux de reconstruction de l’église quelques années plus tôt. Le terrain appartenait à la famille Charil des Mazures, la pierre provenait certainement d’une carrière des environs et la charpente, du taillis de Bularon, en Châtillon. L’école et le pensionnat purent ouvrir dès la rentrée scolaire de septembre 1920 avec 82 élèves dont 12 pensionnaires. Pour tenir son école, Mr l’Abbé Fouré s’adressa à la congrégation de Rillé. Malgré la pénurie des sujets, les Supérieures cédèrent aux instances réitérées de Mr le Recteur. Fin août 1920, elles envoyèrent deux religieuses : Sr Claire Marie (Joséphine Nourry), religieuse sécularisée, fut directrice de l’école chargée de la « grande classe » et Sr Esther Marie (Anne-Marie Cloteaux) qui conservait l’habit religieux, chargée des travaux intérieurs. Qui ne se souvient de Melle Nourry plus communément connue sous le nom de Melle la Directrice ! Elle resta à ce poste jusqu’en 1962. La « petite classe » était confiée à une jeune fille, originaire de Fougères, Melle Joséphine Couennault. Ces deux classes se trouvaient au rez-de-chaussée ; à l’étage, un grand dortoir accueillait les pensionnaires. Dans le prolongement des deux classes, il y avait la cuisine et le réfectoire pour que les élèves puissent réchauffer leurs gamelles. Certaines se restauraient à la cuisine préparée par les religieuses. Quatre ans plus tard s’ouvrait derrière l’école des filles une école des garçons sous la direction de Mr Ménochet. A l’école libre des garçons, il y avait aussi la « grande classe » et la « petite classe » comportant tous les cours du CP au CEP. Un préau longeait toute la façade. Les toilettes, situés à l’extérieur, étaient parfois un échappatoire aux cours de grammaire et d’arithmétique. Il faut croire que la vie des écoles se déroula sans histoire jusqu’à l’époque des contrats en 1960 ; rien n’a été noté sur cette période. Melle Nourry n’a pas laissé d’archives ; Les registres paroissiaux relèvent seulement les séances théâtrales et les kermesses organisées au profit des deux écoles libres. En septembre 1968, l’archeveché prévient Mr le Curé du retrait de son vicaire Mr l’Abbé Leblanc (qui ne sera pas remplacé) à la fin de l’année scolaire 1968/69. Dès novembre de la même année, les A.E.P.E.C. et A.P.E.L. envisagent de transformer l’école libre des filles en école mixte. Cela permettra en outre de prendre les enfants dès quatre ans et d’organiser une meilleure structure pédagogique ; chacune des deux classes de l’école des garçons comme de celles de l’école des filles compte en effet une quarantaine d’élèves partagés en quatre cours. De cette époque, on se souvient de Mr Lucas (1934 - 1968) et de Sr Alexandrine (1968 - 1977). Dès le mois de mars 1969 des travaux sont entrepris pour transformer les dortoirs de l’école de filles en classe et pour aménager un escalier de service, à l’arrière du bâtiment. Les classes de l’école des garçons seront aménagées en cuisine et en cantine pouvant recevoir une centaine de rationnaires. Le contrat n° 646 pour école mixte est signé le 31 octobre 1969. Le dimanche 7 septembre, veille de la rentrée, les nouveaux locaux sont bénis à l’issue de la célébration eucharistique. Nombreux seront les paroissiens qui répondront à l’invitation qui leur a été faite de visiter l’école transformée et rénovée. En 1971, sur l’initiative des parents, des travaux furent entrepris dans l’ancienne école des garçons pour l’aménager en classe maternelle. Le préau fut couvert et aménagé en salle de jeux. Elle ouvre en septembre 1972. La cantine réintègre son ancien local à l’école primaire mixte, celui-ci étant devenu vacant par le départ de la section enfantine transformée en classe maternelle et le regroupement en un seul local des CM1 et CM2. Pour la rentrée de septembre 1974, la municipalité prévoit l’ouverture d’une cantine municipale. Cette décision permet à l’école privée de disposer d’un local pour y établir une cinquième classe devenue nécessaire, vu l’augmentation des effectifs. En fin d’année scolaire 1973/74, la classe maternelle dépasse le chiffre de 50 élèves. On envisage l’ouverture d’une deuxième classe maternelle. On la construit dans le prolongement de la salle d’eau. Elle ouvre en septembre 1976. A partir de 1977, la direction devient laïque avec Mme Geneviève Léonard. Personne n’a oublié la corvée de bois et de charbon, à la cave pour alimenter les poêles…, ce système de chauffage a quand même fonctionné au primaire jusqu’en 1992 ! Sur l’imposante bâtisse du primaire, au centre de la façade, on observe toujours une statue de Jeanne d’Arc dont l’école porte maintenant le nom. En maternelle, ancienne école des garçons, dans la salle de jeux, on remarque également dans une niche une statue, celle d’un ange gardien, symbole de protection pour chaque enfant. Un grand espace arboré encadre ces bâtiments et fait le bonheur des élèves lors des récréations quand le temps le permet. En 1990 et 2000, les 70 et 80 ans de l’école ont été célébrés par de nombreux anciens élèves et sympathisants qui restent attachés à des souvenirs d’école. Soucieux de conserver et d’améliorer ce patrimoine, les membres des associations O.G.E.C. et A.P.E.L. s’investissent chaque année pour entretenir, enrichir et embellir l’école dans une ambiance très conviviale.
Classe 1922
Ecole des garcons en 1945
 
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